Bonjour à tous, et bienvenus à bord...!

Quelques soient les choix politiques qui seront opérés, les données de la géographie sont là :

Notre pays est formé de 1600 kms de façades maritimes, ancrées dans la méditérranée, quasi-vierges, et à la vue du nombre de demandes de nouvelles immatriculations de bateaux et moto-nautiques, il nous faut comprendre qu'IL NOUS FAUT AGIR VITE ET MAINTENANT pour se donner les moyens de réussir la mutation à venir.

LA MER EST EXIGENTE, ELLE N'EST PAS NOTRE ELEMENT NATUREL, ELLE NE S'IMPROVISE PAS ET LE RISQUE ZERO N'EXISTE PAS EN MER.

Chaque année est marquée par des accidents, dans lesquels les defaillances humaines ont leur part, et qui témoignent de la nécéssité de formations sérieuses et de qualité des marins, qu'ils soient professionnels ou simples plaisanciers, ces derniers sont plus vulnérables et plus exposés aux risques, du fait qu'ils souffrent d'un sous entrainement "chronique", d'un manque d'expérience sérieuse de la mer et de ses règles, d'ou la nécéssité d'acquérir de bonnes connaissances théoriques et pratiques.

Tout cela, je ne doute pas que la majorité d'entre vous en est conscient, mais le problème me direz-vous : "où pouvoir suivre une formation au permis bateau en algérie ?, puisqu'il est obligatoire pour pouvoir prendre les commandes d'une embarcation de plaisance !" et là, je suis d'accord avec vous et vous comprend parfaitement !

Alors, il existe effectivement l'école de Bou Smail. Mais cette prestigieuse école, a pour vocation principale de former les professionnels marins et plus principalement les officiers et/ou les revalidations des brevets, et ne peux répondre à elle seule à toutes les demandes des plaisanciers, d'autant plus que seul le Permis mer catégorie A est accessible pour les plaisanciers. Pour le hauturier "C" il n'existe plus de formation depuis bien belle lurette à ma connaissance. Il existe aussi deux autres écoles étatiques "ETFIM", une à Bejaia et l'autre à Moustaganem, qui ont pour vocation principale la formation professionnelle classique, filière Pont (matelot de quart à la passerelle, Capacitaire Côtier, Patron de navigation côtière, Lieutenant au Cabotage et Capitaine au Cabotage) et pour la fillière Machine, (Graisseur, Motoriste au Commerce, Matelot de quart à la Machine, Officier Mécanicien de 3ème classe, Lieutenant Mécanicien de 2ème Classe et Officier Mécanicien de 2ème Classe), pour la plaisance, ces écoles étatiques organisent quelques sessions dans l'année pour répondre aux demandes croissantes. Le nombre de candidats est en plus limité, alors il faut s'armer de patience  (ils n'ont aucune concurrence...! ).

Aussi pourquoi notre Ministère des Transports s'entête t-il à ne pas délivrer les agréments aux bateaux écoles privés, comme partout ailleurs à travers le monde? pourtant la législation algérienne autorise cette activité de bateau école, elle figure sur la nomenclature des activités economiques soumises à inscription au registre du commerce, sous le numéro de code 604625 dénommée "Ecole de pilotage des navires" pour toute activité de formation au pilotage des navires et tout type d'engins flottants (Loi n° 98-06 du 27 juin 1998), comme pour les Auto-Ecoles et même les aéro-clubs, pour le pilotage d'aéronefs (une seule école est agréé depuis 2009 en Algérie - "Aéro-Club de Guelma"), alors pourquoi pas les bateaux-ecoles???? .

Il est important de savoir combien l'activité de plaisance est liée au tourisme (Tourisme de plaisance), et que ce secteur peut contituer un secteur essentiel  dans, et pour l'économie Algérienne s'il n'était pas encore considéré comme accessoire par une partie encore trop importante de notre administration et de nos élus.

Je tiens à souligner, combien la plaisance et tourisme, par leur importance et par l'impact qu'ils peuvent avoir sur d'autres secteurs d'activités qui leurs sont connexes, pourraient participer activement à la performance économique de notre pays, au moment ou nous sommes à la rechecrhe de points de croissance supplémentaire et à la recherche de création d'emplois, notamment chez les jeunes. Ce secteur d'activité, pour peut que nos responsables politiques, le considère comme un acteur économique à part entière et non pas comme accessoire ou secteur "qui marche tout seul", peut apporter des réponses et solutions à ces problèmes.

Quelques chiffres: Selon les données statistiques élaborées par les divers organismes et agences des Nations Unies sur le poids économiques du "tourisme-Plaisance", il apparait que celui-ci est une actiuvité majeure à l'échelle de l'économie mondiale. 

Les statistiques de OMT chiffrent à 950 milliards US$ en 2008, les recettes du Tourisme-Plaisance international, soit chaque jour, un montant de  3 Mds US$ de services touristiques exportées à l'échelle planétaire. Ces recettes constitue environ 5% du PIB mondial.

Sur le plan de l'emploi, celui-ci est estimé à 250 millions de personnes, (soit 6 à 7% de l'emploi dans le monde), travaillent directement dans ce secteur d'activité ou activités proches et necessaires. ET nous? Il faudrait peut-être penser à l'après pétrole non? Ou si demain nos puits de pétroles s'asséchaient et n'existaient plus ? A MEDITER...!

Vraiment plus que jamais, il nous faut avancer sur le chemin du progrés en comblant les retards qui nous freinent, en dégageant les chemins du devellopement économique, touristique, en favorisant le secteur de la plaisance, du tourisme. Tout les acteurs concernés, politiques et économiques,  doivent soutenir notre initiative en délivrant les agréments pour la formation à la plaisance. Plaisanciers exprimez-vous, Merci